MAKING-OF de l’enquête « Carton vert pour le Nouveau Stade de Bordeaux »

Des données éparpillées ou peu accessibles.

 

L’enquête

http://www.2015.datajournalismelab.fr/carton-vert-pour-le-nouveau-stade-de-bordeaux

Sources explorées

L’enjeu a été de trouver une grande variété de données sur un nombre conséquent de stades de football en France, afin d’opérer un comparatif de la consommation énergétique du Nouveau Stade de Bordeaux.

La majorité des données récupérées sont diffusées sur Internet par le maître d’ouvrage, le plus souvent dans un but de promotion. Ces données, présentées sous la forme de chiffres clés, ne sont donc communiquées que lorsqu’elles correspondent à un bilan énergétique positif pour le stade (exemple de la mairie de Lyon : « On a les données sur le stade de Gerland, mais on ne peut pas vous les communiquer »).

Nous les avons trouvées dans des brochures diffusées au format PDF, et des compte-rendu d’enquête publique publiés par des municipalités, telle la Ville de Bordeaux.

Le cas du Nouveau Stade de Bordeaux nous a compliqué la tâche, puisqu’il a fallu explorer des projections sur la consommation future du stade encore tout neuf. Ces projections se sont elles-mêmes révélées hors d’atteinte, il a donc fallu effectuer nous-mêmes nos propres calculs, les chiffres fournis par la responsable de communication du Stade relevant finalement plus de l’ordre de grandeur que d’une évaluation précise.

En dehors des gérants publics (mairies) ou privés (maîtres d’ouvrage) des stades, les autres acteurs ont rarement été capables de fournir des données chiffrées. Si Europe Écologie Les Verts s’est emparé du dossier du Nouveau Stade de Bordeaux, c’est surtout sur l’angle de l’impact environnemental de sa construction.

Nos calculs ont ainsi consisté à ….

Méthode de l’analyse comparative

Pour réaliser notre comparatif de consommations énergétiques des stades en France, il s’est rapidement avéré impossible de dénicher un critère commun pour tous les stades étudiés (par exemple la consommation en électricité de la pelouse). Il a fallu abandonner rapidement l’idée d’un « benchmark » complet des neuf stades évoqués dans le projet final. Nous avons finalement opté pour la comparaison du Nouveau Stade de Bordeaux avec deux ou trois autres stades sur chaque critère précis (superficie des panneaux solaires, consommation d’électricité, etc.) en fonction de la disponibilité des données.

La gestion des unités de mesure et l’évaluation de leur pertinence ont été essentielles. Il a fallu par exemple distinguer kW/h et kWc (kilo watt-crête), les deux mesurant la puissance des panneaux solaires mais pas dans les mêmes conditions. Nous avons prêté une attention particulière à la conversion des unités de mesure.

Nous avons aussi procédé à une conversion plus symbolique, en passant d’une consommation énergétique brute à son équivalent du point de vue du spectateur de foot : en estimant la consommation en énergie par place assise au sein du stade, on peut ainsi ramener un réservoir d’eau de pluie qui contient des milliers de m³ à un nombre de litres par personne plus facile à se représenter.

Interlocuteurs

Au-delà des différents gérants du stade, nous avons contacté certains experts du dossier du Nouveau Stade de Bordeaux. L’auteur de l’Écolo Bordeaux Blog a déjà défriché le sujet de sa production solaire par les panneaux photovoltaïques.

Il nous a paru logique de contacter Mélanie Bénard, attachée du groupe Europe Écologie Les Verts à la mairie de Bordeaux.

Nous avons enfin contacté les sous-traitants du chantier, comme ATE qui s’est chargé de la pelouse du nouveau stade et nous a accordé un entretien. Egis Bâtiments Sud Ouest, qui a effectué l’évaluation Haute Qualité Environnementale du site, n’a pas donné suite à nos demandes d’interview.

Quentin Fruchard, Angy Louatah, Robin Piette